Chut... Silence de Chet !

Chut... Silence de Chet !

Scénographie
Texte et mise en scène: Dounia Bouhajeb.
Photos argentiques: Benjamin Girard.


«Dans un espace quasi nu, Chet erre de Si, de La… Il vagabonde dans cet espace ne trouvant pas d’issue à son chemin-chagrin. Il cherche comment se sortir de là-trepas,, comment s’en sortir, comment sortir de lui, sortir ce qu’il a en lui depuis si longtemps, ces choses qu’il ne dit jamais…avec des mots…toutes les cachettes de son âme. Cette prison dans laquelle il se promène n’est sans doute que le reflet de sa propre prison intime, secrète. Et la musique parcourant l’espace, créera cet espace. Elle lui donnera toute son étendue, nous berçant au son de la trompette. La musique qui fait l’espace. Et puis, comme un soutien, la lumière viendra en éclairer chaque recoin passant de l’ambre, du clair-obscur à la douceur du gris crépusculaire, à la chaleur de l’aube, créant du brouillard, des rayons filtrés par des persiennes donnant à voir ainsi un univers brassé, bouleversé par les méandres, les toiles d’araignée tissées dans la tête de cet homme. C’est sans doute sur un plateau nu, dépouillé de tout élément pouvant parasiter l’écoute que ce spectacle doit se construire.»

Dounia Bouhajeb, auteur et metteur en scène.
    
    L’idée était donc de travailler sur une scénographie la plus discrète possible : ce no man’s land dans lequel Chet déambule. Un espace délimité au sol par la lumière à une juste distance du spectateur, un espace autour pour la musique, un tûle pour suggérer les espaces imaginé par Chet...